ITESOFT sur Assurance TV : Comment améliorer la lutte contre la fraude ?

Entre montants payés à tort et tentatives détectées, la fraude s’élevait à 500 millions d’euros en France en 2018, d’après l’Agence de lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa) (1). L’accélération de la digitalisation de la relation client/assureur en a fait une réalité encore plus prégnante, positionnant l’efficacité de la lutte anti-fraude comme un enjeu majeur pour le secteur, de par son impact financier et ses risques juridiques et réputationnels.

Souscription, changement de situation et, plus encore, demande d’indemnisation de sinistre ou liquidation de prestations, les gestionnaires sont en première ligne sur le front de la lutte contre la fraude, épaulés par des spécialistes anti-fraude, des investigateurs et des inspecteurs une fois une suspicion détectée.

Le document au centre de la fraude

Dans plus de la moitié des cas, cette fraude est « portée » par le document, qu’il soit frauduleux ou falsifié ! Dans le Top 8 des méthodes utilisées par les fraudeurs, 4 reposent en effet sur la falsification ou l’utilisation de documents frauduleux, physiques ou numériques (2).

Directeur des activités Détection de fraude & Conformité chez ITESOFT, Edouard Noury détaille pour Assurance TV les enjeux de la lutte contre la fraude dans l’assurance de biens et de personnes, les limites des mécanismes actuels ainsi que l’approche unique d’ITESOFT.

La bonne réponse : systématiser les contrôles avant tout traitement métier

Trop de fraudes passent entre les mailles des contrôles traditionnels qui, faute de ressources et de temps, sont effectués par échantillonnage, bien souvent après traitement métier (donc après entrée en relation, indemnisation de sinistre ou versement de prestations). D’autres modèles se limitent à des schémas de fraudes identifiés à l’issue de longues phases d’analyses big data…

Pour dépasser ces limites et lutter efficacement contre la fraude, ITESOFT propose une réponse unique : Fraud Detection as a Service systématise le contrôle des justificatifs fournis par les assurés, dès leur réception et avant tout traitement métier. Pour cela, ce service Cloud de détection robotisé s’appuie sur une stratégie puissante de détection de documents falsifiés (identification d’altérations, contrôles de cohérence des données avec des référentiels métier tiers et système expert) et fournit un rapport d’audit détaillant les analyses effectuées et leurs résultats, afin de nourrir un dossier d’instruction si une suspicion de fraude est levée.

Investigations accélérées et meilleure conformité

Bénéfices pour les assureurs :

  • Un contrôle des dossiers et documents reçus systématisé par l’automatisation (sans besoin de ressources supplémentaires) ;
  • Une réduction des pertes financières (puisque les contrôles anti-fraude s’effectuent a priori – donc avant tout règlement ou versement) ;
  • Un renforcement immédiat de la lutte contre la fraude ;
  • Une matérialisation des obligations en la matière ;
  • Une accélération du lancement des investigations en cas de suspicion ;
  • Une réduction des risques d’image, de réputation en cas de fraude révélée publiquement… et de pénalités (respect des exigences réglementaires).

Au-delà de la lutte contre la fraude, l’utilisation de Fraud Detection as a Service renforce également la confiance dans la bonne conformité des pièces justificatives soumises par les assurés et qui ont supporté les processus (souscription, indemnisation de sinistre, réclamation, vie du contrat, etc.), en ligne avec les exigences des lois Eckert, Sapin II, des directives LCB-FT…

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Sources :

(1) L’Agence de lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa) estimait en 2018 à 220 millions d’euros la fraude dans la branche incendie & risques divers (montants payés à tort et économies réalisées), 211 millions dans la branche auto et 67 millions dans la branche santé & prévoyance, un montant qu’elle juge elle-même sous-estimé.

(2) Association of certified fraud examiners (ACFE), « Report to the Nations », 2018

Article écrit par Thierry Moncoutié

Diplômé de l'Ecole nationale supérieure de l'électronique et de ses applications et de l'université Bordeaux Montaigne, Thierry a près de trente ans d'expérience en marketing dans des environnements "IT" (chez des éditeurs de logiciels ou en sociétés de services).

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