L’impact écologique du traitement des factures papier sur l’environnement

 

Nous prenons de plus en plus conscience de l’impact à long terme de l’homme sur la planète, et nous savons que chaque action écologique compte, que chaque geste a son importance. A notre échelle, nous pouvons commencer par calculer l’impact écologique du traitement des factures papier.

La plupart des entreprises a une idée du coût financier du traitement d’une facture papier une fois reçue, et a utilisé cette information pour décider de digitaliser tout ou partie du processus de facturation fournisseurs.

Mais quid de notre responsabilité sociétale et environnementale ? Les entreprises doivent-elles pousser plus loin la réflexion sur l’impact de leurs propres pratiques, ainsi que sur celles de leurs clients et de leurs partenaires ? Mettons en relief ces différents éléments avec des chiffres concrets :

Mise en contexte

Imaginons une entreprise qui reçoit 50.000 factures par an (une volumétrie importante, mais pas non plus significative).

Partons du principe que cette entreprise reçoit l’intégralité de ses factures au format papier et qu’aucun investissement n’ait jamais été réalisé dans la digitalisation du processus fournisseurs. Même ses factures reçues par voie électronique nécessitent d’être imprimées pour être traitées (un processus encore très courant en France).

Chacune de ces factures comporte environ 2,5 pages (moyenne Française), inclut une lettre d’accompagnement, et est bien entendue arrivée dans une enveloppe.

Chaque facture équivaut donc à 5 feuilles de papier A4, ce qui représente 250.000 feuilles A4 reçues chaque année.

Pour le bien de ce scénario hypothétique, l’intégralité du processus de traitement se déroule sans accroc, et aucune photocopie n’est nécessaire lors du traitement, de l’envoi à différents services, du stockage, etc… (bien que la réalité est autrement différente et que les études montrent que chaque facture reçue au format papier sera dupliquée au moins trois fois)

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Bases du calcul de l’impact environnemental

Commençons au tout début du processus par le nombre d’arbres abattus pour fabriquer ce papier :

Un arbre permet de fabriquer en moyenne 16,67 ramettes de papier A41. Une ramette comporte 500 feuilles.

Notre entreprise théorique consomme donc l’équivalent de 500 ramettes de papier de A4, chaque année, simplement en réception de factures fournisseurs. Ce qui équivaut à environ 30 arbres chaque année abattus pour fournir ce papier.

Si ce chiffre peut paraître dérisoire, n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’une seule entreprise de taille moyenne, et qu’il n’est fait aucune photocopie de ces factures.

Rappelons maintenant qu’un arbre met entre 10 et 20 ans à pousser avant d’atteindre la taille nécessaire pour entrer dans la production de papier.

Combien d’arbres votre entreprise a-t-elle planté ou aidé à planter cette année ?

N’oublions pas l’eau…

L’industrie du papier est la 5ème industrie mondiale la plus énergivore 2, utilisant d’importances ressources pour abattre les arbres, les transporter et fabriquer le papier.

Une seule page de papier A4 nécessite environ 10 litres d’eau pour être produite 2.

Dans le cadre de notre entreprise théorique, cela représente donc 2.5 millions de litre d’eau utilisés chaque année pour produire les factures au format papier qu’elle va recevoir et traiter.

De plus, en raison des produits chimiques utilisés dans la production de papier, cette eau n’est pas réutilisable et est donc gâchée.

A raison d’une consommation recommandée de 2 litres d’eau par jour et par personne, ces 50.000 factures annuelles au format papier équivalent à la consommation annuelle en eau de 3424 personnes.

Autant dire que la quantité d’eau utilisée par l’ensemble de l’industrie papetière est très loin d’être une simple goutte d’eau dans l’océan.

…ni les énergies fossiles

La production d’une tonne de papier A4 vierge consomme également 957 litres d’essence.2

Une tonne de papier représente 200.000 feuilles A4 : cela signifie que l’utilisation d’une tonne d’essence ne suffirait même pas pour produire l’ensemble du papier que recevrait notre entreprise en termes de factures fournisseurs…

Et les processus afférents ?

Nous n’avons jusqu’ici pris en compte que l’impact de la simple production de ce papier en termes de consommation de bois, d’eau et d’énergie. Pensez qu’il faut également calculer :

  • L’emballage de ce papier (cartons des ramettes, plastique des palettes…)
  • Les impressions sur ce papier (consommation d’encre, d’énergie des imprimantes…)
  • L’envoi postal des factures papier (transport du courrier, traitement, timbres…)
  • L’éventuel recyclage de ce papier pour les meilleures entreprises, ou tout simplement le volume supplémentaire à traiter par les déchetteries
  • Etc…

Commençons à trouver des solutions

La société a réalisé l’impact nocif du plastique et commence à s’en séparer, mais la plupart des alternatives proposées sont basées sur le papier. Bien que ce soit un pas dans la bonne direction, il ne s’agit malheureusement toujours pas d’une solution écologique sur le long terme. En termes d’impact écologique, peu de pratiques ont des alternatives satisfaisantes.

Mais c’est heureusement le cas pour le traitement des factures papier, où il est possible de réduire quasiment à néant leur impact écologique.

Plus aucune société n’a besoin de recevoir ses factures fournisseurs au format papier, ou besoin de les imprimer systématiquement : une multitude de solutions existent pour les entreprises de toute taille afin de digitaliser leurs processus. Les portails fournisseurs ont énormément évolué ces dernières années, et les solutions d’automatisation du processus puchase-to-pay peuvent traiter, processer et mettre en paiement une facture reçue par mail sans aucun besoin d’impression et une interaction humaine minime.

Quant aux processus de validation, la digitalisation permet une auditabilité et une traçabilité optimales grâce à la piste d’audit fiable à chaque étape.

Si votre entreprise utilise encore les flux papier de manière prépondérante, peut-être est-il temps de d’engager la conversation sur ce que vous pouvez changer en termes de responsabilité environnementale.

There is a better way

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1 Combien un arbre produit-il en moyenne de feuilles A4 ? RTS Découverte

2 Environmental Impact of Paper Production, The World Counts

3 Eau : à volonté et pendant les repas, MangerBouger.fr

Article écrit par Rémy Domrane,
Campaign Marketing Manager

Titulaire d'un Master en Marketing & Communication, Rémy a rejoint les équipes d'ITESOFT en 2018. Sa connaissance du secteur B2B et son appétence naturelle pour les nouvelles technologies en font le candidat idéal pour le poste de Campaign Marketing Manager, et il n'a de cesse d'étendre ses connaissances dans le domaine de la dématérialisation des processus financiers.

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