Gestion de projet : la collaboration IT / Métiers, clé du succès

Autrefois essentiellement portée par le département IT des entreprises, la mise en place de projets d’automatisation des processus est de plus en plus fréquemment portée par les métiers. En effet, une étude réalisée par CXP Group pour ITESOFT révèle que 46% des démarches sont dirigées par les directions métier (deux fois plus qu’il y a trois ans). Il incombe désormais aux fournisseurs de solutions de s’adapter à l’évolution des pratiques en entreprise. Ils doivent donc donner aux métiers les moyens de leurs ambitions. En effet, si leur expertise est un réel atout pour comprendre le fonctionnement du processus engagé, leur méconnaissance du code les empêchait jusqu’alors de mettre en place l’application ou la solution logicielle idoine.

C’est la raison pour laquelle le « low-code » a été conçu. Loin de rendre inutile l’intervention des experts informatiques, il permet de faire le lien entre la DSI et les métiers pour une mise en place rapide et adaptée des projets d’automatisation des processus.

Qu’est-ce que le low-code ?

La définition du low-code selon Forrester est la suivante : une plate-forme qui permet une livraison rapide des applications. Elle nécessite un minimum de codage et permet le déploiement et la configuration rapide d’applications métiers complexes.

Les plates-formes low-code offrent donc des outils de création graphique avancés. Elles sont accessibles à tous car elles minimisent les besoins en codage « dur ». Ce type de solution se concentre sur l’ensemble du cycle de vie d’un projet et non uniquement sur son développement. Son atout principal est de favoriser les interactions entre les différentes parties prenantes du projet.

3 raisons de privilégier l’approche low-code :

  • Facilité d’utilisation
  • Rapidité d’exécution
  • Efficacité de la solution

Facilité d’utilisation

Les deux tiers des projets de transformation numérique se sont soldés par un échec en raison de leur complexité. La plupart des équipes dépensent 80% de leur temps en maintenance et seulement 20% en innovation**. Grâce à sa simplicité d’utilisation, le low-code permet à ses utilisateurs de faire un simple drag-and-drop pour développer et personnaliser leurs applications. Basée sur le cloud, les équipes peuvent continuer à développer leur projet où qu’ils soient et quel que soit le support utilisé.  Le low-code peut être adopté par n’importe quel département de l’entreprise. Il lève ainsi les barrières linguistiques entre la DSI et les métiers.

Rapidité d’exécution

La simplicité du low-code donne aux entreprises la possibilité de s’adapter plus rapidement aux changements sur leur marché. En effet, il permet aux entreprises d’être plus agiles. Les équipes consacrent ainsi plus de temps à l’innovation. Elles peuvent transformer leurs idées en applications entièrement fonctionnelles en quelques heures plutôt qu’en plusieurs mois.

Efficacité de la solution

Le low-code s’adapte facilement à la taille et la structure de l’entreprise. Il peut être développé en local et mis ensuite à l’échelle de l’entreprise en fonction de ses besoins. Les applications sont facilement mises à jour ou modifiées en fonction des besoins des clients ou des salariés. La flexibilité du low-code permet aux équipes en dehors du département IT de devenir des ambassadeurs du numérique pour fournir un avantage concurrentiel à l’entreprise.
La plus grande valeur du low-code est finalement sa capacité à associer l’informatique au monde de l’entreprise pour un développement d’applications plus simple, rapide, itératif et collaboratif.

BPMN+ : automatisation des processus et création d’applications metier

TÉLÉCHARGER

Comment mettre en place l’approche low-code ?

Si l’évolution vers une approche low-code est plutôt aisée, voici néanmoins 5 conseils utiles pour ceux qui souhaitent franchir le pas :

Conseil #1- Former

Le low-code met dans les mains de chaque membre de votre entreprise des capacités de développement de logiciels. Grâce à la formation vous apprendrez au personnel opérationnel à utiliser les plateformes et aux spécialistes de l’IT à travailler avec eux. Comprendre comment ces outils affecteront le travail du personnel de la DSI est essentiel pour obtenir leur adhésion. Il est ainsi nécessaire de leur fournir des informations pour les rassurer sur la sécurité, l’évolutivité et le contrôle de la gestion des versions de ces nouvelles solutions.

Conseil #2 – Collaborer

Plus qu’un moyen de créer ou d’enrichir des applications métier, le low-code donne aux professionnels de l’IT et aux opérationnels les clés pour travailler ensemble. Si les opérationnels peuvent créer facilement des applications et des micro-services, le personnel IT peut augmenter la puissance de ces outils en fournissant des add-ons et des back-ends.

Conseil #3 – Communiquer

Lorsque la DSI commence à travailler sur un projet, un ensemble de lignes directrices sont misent en place pour s’assurer que tous les changements ont été réalisés en toute sécurité et selon la norme établie par l’entreprise. La mise en place de solutions low-code suit le même chemin. L’assurance de la qualité, la gestion des versions, et l’efficacité doivent toutes être traitées et gérées en continu.
L’une des étapes les plus importantes du développement d’un projet consiste à établir des processus documentés et répétitifs que toute l’équipe doit suivre. Cela sera d’autant plus important que vous travaillerez avec des employés qui ne possèdent pas de compétences en développement et ont moins d’expérience dans ce type de projet.
Travailler main dans la main avec l’équipe technique les aidera à créer des applications plus efficaces rapidement. En communicant les uns avec les autres et en travaillant en suivant le même processus établi, le travail est réalisé sans risque de dupliquer les tâches.

Conseil #4 – Déléguer

Il s’agit de permettre aux développeurs de déléguer aux opérationnels les tâches ne nécessitant pas leurs compétences techniques. En donnant aux développeurs les outils et la capacité d’identifier des projets qui peuvent être élaborés en low-code, ils peuvent se concentrer sur le développement à la base de leur métier, tout en déléguant des processus moins complexes à leurs collègues motivés et capables de les accomplir.
Tous les problèmes n’ont pas nécessairement besoin d’être résolus par des lignes de code. Lorsque tous les départements d’une organisation communiquent et collaborent, la notion d’égo peut être retirée du paysage de l’entreprise pour une meilleure organisation du travail.
En travaillant ensemble, ce qui pourrait être un résultat décent devient excellent.

Conseil #5 – Documenter

En définissant et en documentant comment ces outils doivent être utilisés, vous pouvez vous assurer que la qualité est maintenue. Les règles sont une partie importante de la gestion des produits et, bien que les guides de style et l’intégration continue ne soient pas toujours des directives efficaces dans une plate-forme low-code, les conventions de dénomination, les procédures de déploiement et la gestion des modifications maintiendront un environnement de développement sain.

Prêt pour votre premier projet en mode low-code ?

Seulement 31% des salariés français considèrent pouvoir influencer les décisions considérées comme importantes pour leur travail, contre 40% des salariés européens (28 pays) *. Le low-code semble donc être la parfaite solution pour accélérer la transformation numérique des entreprises grâce à l’implication de chacun.
La solution BPMN+ v10 met à disposition des métiers et de l’IT, un outil commun de modélisation graphique des processus, d’appels de données et de conception d’écrans de navigation de l’application. Une fois dessiné à la norme BPMN 2.0, le processus devient facilement compréhensible de tous, sans équivoque. C’est le garant d’une parfaite compréhension et d’une collaboration efficace entre les métiers et l’IT.

Découvrez la solution BPMN+
pour l’automatisation de vos processus métier :

BPMN+ : automatisation des processus et création d’applications metier

TÉLÉCHARGER

 

Article écrit par Laurent Olier,
Directeur de Projet Marketing

Laurent rejoint ITESOFT en 2000. Directeur de Projet Marketing et diplômé de l’IAE d’Aix en Provence, il dispose d’une expérience de plus de 15 ans dans la production d’évènements, d’études et de contenus autour de la dématérialisation et de l’automatisation des processus.

ses autres articles
Twitter Facebook LinkedIn