Blog>Relation fournisseur>Plateforme agréée facture...

Depuis le 1er septembre 2026, la facturation électronique est obligatoire en France. Toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et ETI ont également l'obligation d'émettre et de transmettre leurs données d'e-reporting. 

Les premières semaines sont souvent celles des ajustements : rejets de factures, doublons, statuts mal gérés, e-reporting en retard… C’est normal et c’est anticipé par l’administration fiscale.

Pour accompagner les entreprises dans cette phase de rodage, l'adminstration fiscale a publié un guide de démarrage officiel et annoncé une période de tolérance de 4 mois au démarrage, sans sanction pour les entreprises de bonne foi. 

 Voici 8 bonnes pratiques essentielles pour naviguer sereinement dans ces premières semaines 👇 

Sommaire

Contractualiser avec une Plateforme Agréée si ce n'est pas encore fait

La réforme est entrée en vigueur. Si votre entreprise n'a pas encore choisi et contractualisé sa Plateforme Agréée (PA), c'est la priorité absolue du moment.

Sans PA, il est impossible d'émettre ou de recevoir des factures électroniques dans le cadre de la réforme. La contractualisation implique la signature d'un accord formel autorisant la PA à mettre à jour l'annuaire PPF avec vos adresses de réception.

Chaque entreprise doit disposer d'une PA pour la réception. Les GE et ETI doivent également en avoir une pour l'émission qui peut être la même ou différente.

💡À savoir : en cas de défaut de PA en réception, la DGFiP prévoit une mise en demeure de 3 mois avant toute application de sanction. Ce délai doit être mis à profit pour régulariser la situation si necessaire.

👉 Consultez la liste des plateformes définitivement immatriculées

 Bien définir son adresse électronique de réception  

Chaque entité légale doit avoir au moins une adresse de réception, basée par défaut sur son SIREN.

Quelques règles à respecter dès maintenant :

    • Ne pas multiplier les adresses inutilement : une adresse par SIRET ou par service complexifie la gestion côté fournisseur et multiplie les risques de mauvais routage
    • Ne pas créer deux adresses simultanément (SIREN + SIREN_SIRET) sauf raison très spécifique
    • Des adresses complémentaires de type SIREN_SUFFIXE peuvent être justifiées pour des cas particuliers (gestion des notes de frais, traitement confié à un tiers...)

✅​Bonne pratique : une adresse de réception = une PA gestionnaire. Chaque adresse n'est gérée que par une seule PA à la fois.

Être capable de traiter les factures reçues

Recevoir une facture électronique, c'est bien. La traiter correctement dans vos systèmes, c'est l'enjeu réel. Deux niveaux de maturité sont possibles :

​➡️​Niveau 1 : traitement via le lisible
Toute PA est tenue de fournir une représentation lisible de la facture sur demande. C'est le minimum pour les entreprises qui ne peuvent pas encore intégrer automatiquement les flux structurés, une solution de transition acceptable en phase de démarrage.

​➡️​Niveau 2 : intégration automatique dans votre ERP
C'est l'objectif à atteindre rapidement. Elle suppose que votre solution soit compatible avec les formats du socle (Factur-X, UBL, CII) et que les clés d'intégration soient paramétrées.

⚠️ Attention aux doublons de traitement : au démarrage, certaines factures arriveront à la fois en électronique et en papier ou par email car les PME/TPE ne sont pas encore obligées d'émettre. Préparez vos équipes à identifier et traiter chaque facture une seule fois.

 Maîtriser les statuts de cycle de vie  

Les statuts sont l'une des nouveautés les plus structurantes de la réforme. Ils permettent de tracer le cycle de vie de chaque facture et alimentent le pré-remplissage TVA de l'administration.

Les statuts obligatoires à transmettre au PPF (Portail Public de Facturation) :

    • Refusée avec motif obligatoire issu de la liste définie dans la norme XP Z12-012
    • Encaissée pour le pré-remplissage TVA sur les régimes d'encaissement
    • Déposée et Rejetée côté émission

Les statuts recommandés : Prise en Charge, Acceptée, Litige, Mise en Paiement, Annulée…

⚠️​Point de vigilance : le statut "Refusée" ne signifie pas qu'on refuse de payer, il signifie qu'on refuse de traiter la facture (mauvais destinataire, non-conformité documentée). En cas de désaccord commercial sur le montant ou les conditions, c'est le statut "Litige" qu'il faut utiliser. Une facture refusée n'est pas comptabilisée et annule le pré-comptage TVA pour les deux parties.

Le statut "Refusée" doit idéalement être posé dans les premiers jours suivant la réception de la facture.

Anticiper et gérer les rejets à l'émission  

Les premières semaines comporteront inévitablement des rejets de factures. Une facture non conforme est rejetée par la PA avant même d'arriver chez votre client. C'est prévu, l’important est de savoir comment réagir.

Le processus à suivre en cas de rejet :

  1. Identifier l'erreur (données manquantes, calcul TVA incorrect, mention obligatoire absente…)

  2. Annuler la facture en interne (avoir interne non transmis ou écriture d'annulation)

  3. Régénérer une facture corrigée avec un nouveau numéro de facture

Les points de vigilance à l'émission : 

  • Calcul de la TVA en pied de facture, pas à la ligne
  • Présence de toutes les mentions obligatoires (dont 4 nouvelles mentions obligatoires depuis septembre 2026 :  SIREN du client · adresse de livraison si différente · catégorie de l’opération (biens/services) · option TVA d’après les débits, le cas échéant)
  • Gestion correcte des remises et charges au niveau ligne et document

💡Outil utile : testez la conformité de vos factures sur services.fnfe-mpe.org avant chaque émission en cas de doute.

Si votre client refuse une facture de façon non justifiée, vous avez deux options :

➡️Annuler et réémettre avec un nouveau numéro

➡️Prendre contact avec lui pour lui signifier votre désaccord et lui demander de traiter la facture.

Éviter les doublons et les doubles paiements

C'est l'un des risques opérationnels les plus fréquents au démarrage. Quand un flux électronique fonctionne, il ne faut pas envoyer systématiquement un double par mail, PDF ou via un portail client, ce double peut générer une double mise en paiement ou une double comptabilisation chez votre client.

La règle est simple :

👉​ Les statuts confirment que la facture a été transmise et mise à disposition → pas de double envoi
👉 ​Les statuts indiquent que la facture n'a pas été transmise ou a été rejetée → un duplicata peut être envoyé, s’il est clairement identifié comme tel

Lorsqu'un duplicata est transmis, il doit mentionner clairement : "duplicata", "copie" ou "copie de continuité", accompagné du numéro de facture, de la date, du montant et de l'indication qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle facture à traiter séparément.

💡Bonne pratique : pilotez vos envois complémentaires à partir des statuts disponibles dans votre PA pas par réflexe ou "au cas où".

 Assurer son e-reporting dès maintenant  

Pour les GE et ETI, le e-reporting est obligatoire au 1er septembre 2026. Il couvre quatre volets :

    • Ventes B2B internationales : données de chaque facture à transmettre
    • Ventes B2C : cumul des ventes quotidiennes par taux de TVA et par catégorie
    • Acquisitions B2B internationales : données d'en-tête et de pied de facture
    • E-reporting de paiement : encaissement des factures soumises à la TVA sur encaissements

En cas de difficulté technique : ne pas suspendre l'activité. Documenter l'incident, conserver les données, et transmettre dès que le canal redevient disponible. Une difficulté temporaire de e-reporting ne remet pas en cause la validité des factures ni le droit à déduction de la TVA.

📍Important : une même entité peut utiliser plusieurs PA pour son e-reporting, mais chaque PA ne doit transmettre qu'un seul e-reporting par période et par SIREN.

 Documenter sa trajectoire de conformité  

La DGFiP l'a clairement indiqué : les sanctions ne seront pas appliquées automatiquement en cas de difficulté au démarrage et ce jusqu’à fin 2026 à condition que l'entreprise puisse démontrer qu'elle agit de bonne foi et qu'elle est engagée dans une trajectoire active de mise en conformité.

Ce que vous devez être en mesure de produire :

    • La preuve du choix et de la contractualisation de votre PA
    • Les échanges avec votre éditeur, prestataire ou expert-comptable
    • Le calendrier de raccordement et de paramétrage
    • Les tickets support, messages d'erreur, notifications d'incident
    • Les mesures transitoires mises en place pour assurer la continuité
    • Les actions engagées pour régulariser les flux non conformes

👉 ​Ce qui ne suffit pas : une simple déclaration d'intention. L'administration distingue une difficulté réelle de démarrage d'une absence de préparation ou d'un refus d'entrer dans le dispositif.

Lorsque la difficulté provient de votre prestataire ou de votre éditeur, conservez toutes les preuves : tickets support, échanges, dates de signalement et de résolution. Cela compte dans l'appréciation de votre situation par l'administration.

Sources officielles:

👉 Guide de démarrage officiel DGFiP — la référence pour gérer les incidents, les régularisations et le dialogue avec l'administration

👉 Checklist FNFE-MPE — 2026 — la checklist en 3 volets (réception, émission, PA) pour vérifier que vous cochez toutes les cases

👉 Liste officielle des plateformes agréées par l’administration


 

ITESOFT est Plateforme Agréée définitivement immatriculée et certifié point d’accès Peppol. Concrètement, la solution ITESOFT :

    • Supporte tous les formats du socle : Factur-X, UBL, CII, ainsi que les formats EDI spécifiques (EDIFACT, Galia, EANCOM…) et les flux Peppol BIS comme PINT
    • Assure l'interopérabilité avec toutes les autres Plateformes Agréées du réseau
    • Prépare vos échanges internationaux que vos partenaires soient en Belgique, en Allemagne, en Italie ou à Singapour

 

Découvrez nos ressources au sujet de :  facture électronique